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Tuesday, July 8, 2014

Les aéroports de N’djili et Luano (Lubumbashi) passeront sous gestion privée

Un plan social est en cours d’élaboration à la RVA, apprend-on au ministère du Portefeuille. Il devrait être fin prêt courant juin 2014 et mis en exécution en février 2015.
En septembre 2014, il sera organisé une table ronde des bailleurs des fonds pour la mobilisation des fonds en vue de réhabilitation des infrastructures de base de principaux aéroports. Il s’agit particulièrement de la N’djili à Kinshasa et Luano à Lubumbashi.
L’IDEF – une taxe de 50 dollars pour chaque voyage à l’étranger et 10 dollars pour tout vol domestique-  n’aura donc servi à rien…disons à peu de chose tant sa gestion pose problème. Une commission du Sénat l’a démontré. Hélas, personne n’a été interpellé. Pour la ministre du Portefeuille, Louise Munga qui s’est fait doter d’une nouvelle feuille de route de la réforme des entreprises du Portefeuille sur demande personnelle du Chef de l’Etat, pour sauver les meubles, des partenariats publics privés, PPP, seront mis en place pour la gestion des sites aéroportuaires de la RDC.
C’est un secret pour personne que dans le PPP, l’Etat n’apporte que les biens en nature, en l’occurrence, les sites aéroportuaires. Les privés qui apportent capitaux frais et expertise, reprennent tout naturellement la gestion de dits aéroports. Serviront de cobaye, N’djili à Kinshasa et Luano à Lubumbashi. Dès le mois de mars 2015, précise Munga dans sa feuille de route.  Deux mois plutôt, donc en janvier 2015, la RVA sera scindée en deux entités conformément aux études y relatives qui se tiendront entre octobre et décembre 2014. Mais il est d’ores et déjà acquis que de la scission de la RVA naîtra, d’une part, un établissement public chargé de la navigation aérienne, et d’autre part, une société commerciale qui reprendra l’exploitation aéroportuaire. La feuille de route de la ministre du Portefeuille fait impasse sur le retour des experts « français » de l’ADPI.
L’on se rappelle que la Banque mondiale avait suspendu tout décaissement des fonds  alloués au PTM (Projet de transport multimodal dont dépendent la SNCC, l’ex-ONATRA et la RVA) exigeant la relance du contrat d’assistance technique de la Régie de voies aériennes par le groupe français ADPI suspendue voilà près de 4 ans. La RDC a dû se soumettre.  Toutefois, dans sa feuille de route, Munga annonce la mise en place d’une assistance technique à la Régie de voies aériennes « pour le  renforcement de la gouvernance », précise-t-elle, courant 2014. Ce qui va sans dire que les têtes vont tomber à la RVA. Le poste d’ADG singulièrement doit d’office revenir à un Français. C’est par appel d’offre que la Banque mondiale avait préféré l’IATA à deux autres concurrents EGIS AVIA et Apave classés respectivement deuxième et troisième lors du dépouillement des offres par la Cellule d’exécution du Projet de transport multimodal, CEPTM. Explication des experts du ministère des Transports : il a finalement été convenu que l’IATA certifierait les 5 grandes compagnies du pays que sont Korongo, Itab, Air Tropiques, et CAA et Fly qui ont fini par fusionner. La firme EGIS AVIA qui a été repêchée pour la certification de 29  autres compagnies de transport aérien, pour une bagatelle somme de 1.100.000 d’euros soit environ plus de 1,4 million de dollars alors que le gouvernement de la RDC n’avait préalablement disponibilisé que 900.000 dollars US.
EVIA aurait également machiné de ravir à l’IATA la certification de 5 grandes compagnies aériennes, pourtant déjà convenu avec l’Etat. Pour ce faire, la firme dit pouvoir offrir son expertise contre 528.000 d’euros, soit  un peu plus de 685.000 dollars. Au total, pour certifier les 34 compagnies de transport aérien opérant en RDC, EGIS AVIA aura collé à l’Etat rd-congolais une facture de 1.628.000 euros, soit plus de 2,1 millions de dollars. «Nous avons considéré l’offre du moins disant, Apave qui serait une firme belge», indique le cabinet du ministre Kalumba.  Autres marchés, autres sociétés françaises. Le marché de construction de l’aérogare provisoire à l’aéroport de N’djili a été confié à la firme ALPHA pour plus de 22 millions dollars US. C’est à la même firme que l’Etat a cédé son exploitation pour au moins 10 ans. Le groupe français ADPI-SYSTRA a lui déjà remporté le marché de l’érection de l’aérogare définitive.  Montant estimatif: USD 360 millions au bas mot.
Source: 7sur7.cd

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